Depeche Mode – Violator

9/10

 

Il y a des CD qui changent l’histoire de la musique. A tout jamais. Ils marquent les esprits, amorcent un nouveau genre, un nouveau style. Quand plusieurs années après, le disque est toujours autant gravé dans les mémoires, c’est assurément un coup de maître !

Depeche Mode, un groupe anglais originaire de Basildon (Angleterre), se fonde en 1979 . Mais il ne rencontre pas le succès escompté, et c’est à force de travail acharné que le groupe remporte la rançon de la gloire avec l’album Black Celebration, un album extrêmement sombre, qui fait place à la sobriété . En 1990, 101, le live de DM retentit dans quelques walkmans en France (le walkman, quelle époque lointaine !) et le monde s’apprête à faire face à la véritable vague DM.

Comme dit plus haut, Violator a été l’un des albums les plus plébiscités, les plus adulés au monde et qui a ouvert la voie à bien d’autres mouvements (tout comme Nevermind, Abbey Road ou Thriller). Le succès artistique et commercial de Violator fut retentissant et sans appel (13 millions de copies dans le monde).

Le titre Violator est un savant jeu de mot : une référence à la violation législative et au viol sexuel , et un clin d’œil aux noms agressifs des groupes de métal. La rose , rouge sang, contraste avec ce titre provocateur. Une pochette épurée, simple et belle, en somme. Petite anecdote : le nom Depeche Mode leur vient d’un magazine de couture parisien . Quelles sont ces quelques notes de synthés que l’on entend au loin ? Et cette boite à rythme ?  Laissons nous emporter …

Si le magnifique existait, il serait taillé dans la même étoffe, la même pierre que l’est Violator. La première piste « World In My Eyes » donne tout de suite le ton : c’est une électro pop/rock innovatrice (pour l’époque) que le groupe présente . En effet, au fil de l’écoute, l’album révèle petit à petit ses richesses : première pépite , la diversité des genres, du panel des chansons est impressionnante (« Personal Jesus » et son riff de guitare rock ravageur, ou le charme doux et venimeux de « Waiting for The Night« ). L’album est formidablement bien ciselé, rien n’est pensé au hasard, chaque détail à sa place, et toute chose est réfléchie ! Pour preuve, les rythmiques impartiales et maitrisées de « Personal Jesus » ou de « Clean« . Pour cet album, Dave Gahan et Martin Gore (respectivement le chanteur et le guitariste) tenaient particulièrement à étendre leur son au dessus des limites de l’électro, c’est pourquoi les guitares sont particulièrement mises en avant , un instrument pas spécialement utilisé auparavant (ils étaient souvent comparés à un minable groupe de synthés surfant sur la tendance new wave). L’ambiance qui flotte à la surface de Violator est inimitable : une ambiance sombre, tendue, ou plutôt intime (« Waiting for The Night« ) ou même épique, notamment grâce à des mélodies toujours de toute beauté, tantôt entraînantes tantôt calmes (le refrain de « Halo » est superbe !). Le son est dorénavant plus posé, plus feutré, moins pompeux, une chose qui leur faisait défaut. La production n’a pas vieillie d’un poil (selon moi, bien sur), elle est toujours aussi machinique (ce qui n’est pas pour me déplaire) et aura permis de créer de véritables tubes tueurs et mythiques (Sérieusement, qui n’a JAMAIS entendu « Enjoy the Silence » ?). Une chose qui n’aurait jamais été réalisée sans l’alliance des voix de Gahan et Gore (qui joue le choriste également) impressionnante et à couper le souffle . La légende ne se serait jamais écrite sans l’appui considérable d’Anton Corbjin , réalisateur des clips de Depeche Mode , qui a participé à la popularisation du groupe. Petit avertissement toutefois pour le maigrichon « Clean » qui ne finit pas l’album de la meilleure façon qui soit, bien qu’elle reste d’un très bon niveau .

Violator a eu tout pour réussir : du charme, de l’innovation, de la qualité, et de la reconnaissance (et des moyens, bien sur) . Il n’a pas volé son succès, puisque l’album est d’une qualité indéniable. L’electro de Depeche Mode transcende l’âme et lui fait gagner ses premières lettres de noblesse. Comment peut-on qualifier de nos jours Violator ? Surement  … mythique !

Depeche Mode – Violator  

Sorti le 19 Mars 1990 – Aux Editions Mute Records                                                  

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Comments
2 Responses to “Depeche Mode – Violator”
  1. jade dit :

    waw j’adore la critique!Et depeche mode na jamais été un petit groupe miteux, au contraire!Jdepuis 3o ans il s’efforce a faire de la musique original et pensé et se depuis le depard de vince clark(en 1981)

    • finalcrystal dit :

      Je me suis sans doute mal exprimé, je n’ai pas dit que DM était miteux. C’est juste que leurs premiers albums étaient plus spéciaux, plus anodins. C’est vraiment avec Black Celebration et Violator qu’ils ont explosé !

      En tout cas, merci beaucoup pour ta visite, pour ton commentaire et pour ton adhésion à la page ! 😀

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